Courte biographie de Fariba Hachtroudi

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Messieurs et Mesdames les Journalistes.

Fariba Hachtroudi a démissionné du Conseil National de la Résistance depuis 2003. Dans les deux derniers articles parus sur Fariba Hachtroudi dans  La Marseillaise du 23 Octobre et  New African Women du mois d’octobre, il est mentionné à tort qu’elle est toujours membre du Conseil National de la Résistance.

Fariba vit en France depuis son adolescence, elle a obtenu son doctorat d’art et d’archéologie à la Sorbonne. Elle regrette de n’avoir pas pu pratiquer sa passion du terrain : « Monsieur Khomeyni et sa révolution en avaient décidé autrement, comme elle le dit avec une pointe d’humour noir, et de continuer, « l’écriture s’est imposée à moi, je devais dénoncer ce qui se passait en Iran… »

Commence alors la carrière de journaliste de l’ex-archéologue installée à Paris. Outre les reportages sociaux et politiques sur l’Iran et la région (1982-1985), Fariba couvre la guerre Iran-Irak pendant cette période pour les médias européens et américains. C’est fin 1985 début 1986 qu’elle entreprend son voyage clandestin pour vivre l’Iran et la vie de ses compatriotes de l’intérieur.

L’Exilée (reédité en 2009 sous le titre de Khomeyni Express) son premier livre est un document qui relate en partie ce périple hallucinant. Suite à ce voyage, Fariba Hachtroudi s’engage activement contre la théocratie en militant au sein du Conseil National de la Résistance qu’elle quitte en 2002. La plume est désormais la seule arme de lutte de la militante des droits de l’homme.

En 1995, Fariba Hachtroudi bien plus pessimiste que ceux qui prédisent déjà le renouveau et le changement « en douceur et de l’intérieur », décide de se rapprocher encore plus des siens en agissant hic et nunc, ici et maintenant, en créant une association humanitaire dégagée des tensions politiciennes. L’éducation, la laïcité – condition essentielle pour le respect des droits de la femme-, et la promotion de la démocratie sont les chevaux de bataille de MoHa, Association pour la Fondation Mohsen Hachtroudi. Fariba espère enregistrer sous peu la Fondation Moshen Hachtroudi sur le sol Iranien. Ce qui est le souhait de tous les Iraniens attachés à leur culture et aux authentiques représentants de cette culture millénaire.

En 1999, sous la direction de Fariba Hachtroudi, et du comité de la rédaction de MoHa, la revue trimestrielle Panoramiques a sorti un numéro spécial Iran (Demain un Iran Laïque ?)

En mars 2000, le premier roman de Fariba, « Iran, les rives du Sang », est publié au Seuil. Inspiré de la tragédie du décès de sa mère dans des conditions douteuses en 1991, ce livre relate tout ce qu’un drame national peut avoir de personnel et d’universel.

Ce roman a été couronné par le grand prix littéraire des Droits de l’Homme en octobre 2001. Le prix a été remis à Fariba Hachtroudi par le président de l’Assemblée Nationale Monsieur Raymont Forni lors d’une cérémonie à l’Assemblée.

En Juin 2004, paraît aux Editions de l’Hydre : « Les Femmes Iraniennes, 25 ans d’Inquisition Islamiste ». Ce document est un bilan terrifiant qui, chiffres et preuves à l’appui, dénonce la condition de la femme sous le régime des mollahs. J’ai épousé Johnny à Notre Dame de Sion, Roman publié au Seuil en 2006, relate son adolescence à Paris. Et le Chili sur les traces de Neruda, beau livre publié au Seuil en 2005 avec le photographe Laurent Péters, est un carnet de voyage où se mêlent beauté des lieux et des êtres, et douleurs communes aux peuples opprimés par les dictatures. Enfin À mon retour d’Iran publié au Seuil en 2007 relate son dernier voyage en Iran, après trente ans d’exil. Ce témoignage poignant est un portrait de l’Iran actuel.

Khomeyni Express (traduit en plusieurs langues) paru au mois d’avril 2009 aux éditions Xenia est une réédition de l’Exilée (traduit en allemand) avec des ajouts. Le douzième Imam est une femme ? vient de paraître aux Editions Koutoubia.

Fariba Hachtroudi publie des articles dans la presse européenne et américaine. Elle est également conférencière.